Mathieu Bock-Côté

La dénationalisation tranquille

Mathieu Bock-Côté, Boréal, 2007, 216 pages

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Dans l’état actuel du débat socio-politique au Québec, où s’exacerbent les tensions autour du « nous » nouveau, le livre de Mathieu Bock-Coté pourrait bien faire son chemin jusqu’à la courte liste des « lectures obligatoires »
- Daniel Lemay, La Presse

La dénationalisation tranquille (Boréal) a le grand mérite de donner quelques coups de pied dans les fourmilières du multiculturalisme à tout crin
- Pierre Thibeault, Ici

Un premier essai attendu.
- Antoine Robitaille, Le Devoir


Son livre ? Je l’ai déjà lu. Une lecture in-con-tour-na-ble.
- Joseph Facal, Le blogue de Joseph Facal

Un ouvrage décapant qui critique les élites souverainistes pour avoir dissocié le projet de souveraineté de la défense de l’identité nationale des Québécois francophones et ce, au nom d’un nationalisme civique édulcoré.
- Claude Gauvreau, Journal UQAM

Revue de Presse

Options politiques, décembre-janvier 2008
La dénationalisation
Alain Noël
L’automne 2007 a été identitaire. Pendant que Gérard Bouchard et Charles Taylor faisaient leur tournée pour entendre les Québécois parler de leurs craintes et de leurs espoirs, Jean Charest proposait d’amender la Charte des droits et libertés pour assurer la primauté de l’égalité hommes-femmes sur la liberté de religion, Pauline Marois déposait un projet de loi sur la citoyenneté, et Mario Dumont… continuait d’être Mario Dumont. Derrière ce brouhaha se profilaient de nouvelles idées sur la question nationale. Mathieu Bock-Côté et Jean-François Lisée, notamment, ont prôné, chacun à sa façon, une réhabilitation du « nous » québécois. Le premier est de droite, et le second de gauche, mais ils se rejoignent à peu près sur l’identité.

Le Figaro-Magazine 7 décembre 2007
La dénationalisation tranquille
Jean Sévillia
Par définition, la pensée qui considère la mondialisation comme un mécanisme inéluctable et bienfaisant n’a pas de frontières. A l’en croire, des différences de civilisation, de nation ou de religion seraient vouées à l’extinction, devant tôt ou tard céder la place à un univers uniforme et globalisé. Répandue partout-du moins en Occident-, cette idéologie suscite partout des opposants : on ne saurait brader des réalités multiséculaires, rappellent-ils, sans violer la nature sociale et sans nier l’Hiistoire, au risque de provoquer un brusque retour du refoulé. Ce débat, les Québécois le connaissent de manière d’autant plus aigüe que, depuis la "révolution tranquille" des années 60 jusqu’au multiculturalisme actuel, leur identité a été sévèrement bousculée. Mathieu Bock-Cöté, diplômé en philosophie et doctorant en sociologie, appartient aux cercles intellectuels conservateurs de Montréal. Dans ce livre ou, citant Pierre Manent, Régis Debray ou Alain Finkielkraut, il critique les thèses de ses compatriotes Jocelyn Létourneau ou Gérard Bouchard, le jeune essayiste s’interroge sur la signification d’un souverainisme qui, en renonçant à toute affirmation nationale, semble s’être désincarné, s’interdisant de remplir son rôle initial de défense de la spécificité quiébécoise. Des propos politiquement incorrects, frais comme le vent de l’Atlantique.

Radio-Canada, 29 novembre 2007
La dénationalisation tranquille
Entrevue à l’émission Estrie-Express
Quand Mathieu Bock-Côté parle de la nation, on entend un peu le général de Gaulle. Drôles de lectures pour un jeune ! Entretien avec un nationaliste sans complexes. […]

Le Québécois, Octobre 2007
La dénationalisation tranquille
Patrick Bourgeois
Mathieu Bock-Côté n’a pas attendu le débat sur les accommodements raisonnables pour enfourcher un cheval de bataille lui permettant de dénoncer la désincarnation que certains intellectuels font subir au projet souverainiste. Pour le jeune militant, il est clair que tout souverainisme digne de ce nom ne peut s’extraire d’une réalité nationale dont les racines puisent dans le Canada français. Dans cet essai, il étoffe sa pensée à ce sujet. Il est particulièrement intéressant de suivre les analyses de Bock-Coté eu égard aux positions des nationalistes civiques, eux qui ont en aversion les nationalistes ethniques. Très intéressant aussi d’y voir à quel point Gérard Bouchard a tenté depuis 1999 de réviser notre histoire afin d’y intégrer toutes les identités qui se trouvent dès lors sur un parfait pied d’égalité. Jocelyn Létourneau et sa vision non-nationale du Québec (ce qui revient à le canadianiser) subissent également les foudres de Bock-Côté. Dans cet essai, Bock-Côté s’appuie sur une pléthore de penseurs solides, (peut-être un peu trop puisque le jeune homme est en parfaite maîtrise du sujet, il aurait donc pu se faire davantage confiance), ce qui rend son propos très convaincant. À lire.

Revue RND, Janvier-février 2006, vol.106, n.1, p.21-22
Retrouver la fierté d’être ce que nous sommes
Mathieu-Robert Sauvé
Depuis l’échec du référendum de 1995, les Québécois se sont cherché une identité plus « cosmopolite et multiculturelle » ; moins « refermée sur elle-même ». Ils ont ainsi renié leurs racines historiques et leur culture propre. Ils ont « dénationalisé » l’identité nationale. […]

L’Action nationale, 17 décembre 2007
Mathieu Bock-Côté, La dénationalisation tranquille
Guillaume Rousseau
Avouons-le d’emblée, il s’agit là d’un ouvrage d’une grande qualité, au style académique certes, mais dont la rigueur de l’exposé n’a d’égale que la force des convictions. Et La dénationalisation tranquille c’est aussi, et surtout, un livre qui tombe à pic, car il explique avec des mots savants le psychodrame que le Québec vit en ce moment. […]

Journal L’UQAM, 12 novembre 2007
Franc-tireur souverainiste
Claude Gauvreau
Comme Obélix, il est tombé dedans quand il était petit. Sa potion à lui, c’est la politique. « Mon père, un fervent nationaliste, était professeur d’histoire du Québec au Cégep de Rosemont. Il me faisait écouter les discours du général De Gaulle alors que j’étais encore au berceau », raconte en riant Mathieu Bock-Côté qui poursuit actuellement des études de doctorat en sociologie à l’UQAM. Âgé de 27 ans, Mathieu Bock-Côté vient de publier son premier essai, La dénationalisation tranquille (Boréal), ouvrage décapant qui critique les élites souverainistes pour avoir dissocié le projet de souveraineté de la défense de l’identité nationale des Québécois francophones et ce, au nom d’un nationalisme civique édulcoré. Il a aussi codirigé, avec le sociologue Jacques Beauchemin, la publication de La cité identitaire, ouvrage collectif paru chez Athéna éditions. […]

www.lactualite.com, 11 novembre 2007
La dénationalisation tranquille
Micheline Lachance
Avec ce brûlot, Mathieu Bock-Côté nous ramène aux basics, à Fernand Dumont, penseur par excellence de la nation franco-québécoise. Foin, donc, des partisans de la « dénationalisation tranquille », les historiens Gérard Bouchard, Jocelyn Létourneau et Claude Bariteau, et l’éditorialiste André Pratte. Culpabilisés par la déclaration de Parizeau sur « l’argent et des votes ethniques » au référendum de 1995, asservis à la rectitude politique qui déferle sur nos universités, dit-il, ces essayistes pensent le Québec en dehors de sa matrice historique fondamentale : la nation. Au nom du pluralisme identitaire, d’un nationalisme dit « civique », et d’un multiculturalisme fourre-tout à la canadienne, ils nient la pertinence du « nous », dont ils ont honte, dans la construction de notre histoire. Ce jeune philosophe et sociologue de 30 ans rappelle que la nation est têtue. Le débat sur les accommodements raisonnables, loupé par les péquistes, en est la dernière manifestation. Selon lui, la nation franco-québécoise est moins malléable que ne le croient ces « ingénieurs identitaires » qui font table rase du passé national pour se convertir aux idées trudeauistes et canadianiser l’identité nationale des Québécois. Bock-Côté souligne aussi que la nation est un héritage. Elle n’est ni une construction juridique ni un bricolage d’identités disparates. Les fossoyeurs de la nation peuvent la faire disparaître de leur écran radar, elle n’en continue pas moins d’exister dans le monde réel.

CHOQfm, 9 novembre 2007
Mathieu Bock-Côté, La dénationalisation tranquille
Entrevue avec Guillaume Lamy
Cette semaine, l’équipe des publications universitaires s’est entretenue avec Mathieu Bock-Côté. Étudiant au doctorat en sociologie à l’Université du Québec à Montréal, les recherches de Mathieu Bock-Côté cernent principalement l’idée de la nation. En plus d’être chroniqueur à Télé-Québec et de participer à de nombreux débats médiatiques, on peut lire Mathieu Bock-Côté dans plusieurs revues, telles que : la revue Argument, le bulletin d’histoire politique et surtout dans L’Action nationale.Mathieu Bock-Côté a répondu à nos questions à propos de son dernier livre : « La dénationalisation tranquille » publié chez Boréal, cette année. [Écoutez l’entrevue en ligne]

Radio-Canada, 9 octobre 2007
Mathieu Bock-Côté : une idée de la nation
Entrevue avec Christiane Charette
« On ne peut occulter l’identité d’un peuple sans la voir revenir sur le devant de la scène », estime Mathieu Bock-Côté. Selon lui, les débats qui font rage actuellement au Québec sont une façon pour les Québecois de se réapproprier l’idée qu’ils se font d’une nation, avec toutes les nuances que ça implique. [Écoutez l’émission en ligne]

Le Devoir, 6 et 7 octobre 2007
Bock-Côté contre les fossoyeurs de la nation
Louis Cornellier
Le jeune homme, doctorant en sociologie, préparait son coup depuis quelques années. On le voyait, l’entendait et le lisait de plus en plus souvent, sur différentes tribunes, savantes ou populaires, toujours à s’insurger contre un certain progressisme identitaire, contre le virage civique du nationalisme québécois sur la défensive. Intellectuel hyperactif se réclamant de la tradition conservatrice, au sens philosophique du terme, Mathieu Bock-Côté, notamment dans les pages de L’Action nationale, critiquait sans relâche les élites souverainistes qui avaient peur de leur ombre nationale. […] Élégant styliste et penseur supérieurement intelligent, Bock-Côté, qui n’a pas 30 ans, signe ici un essai important et roboratif qui va mettre le feu aux poudres. En faisant l’impasse sur le pluralisme identitaire — il le congédie au nom « d’un gaullisme à la québécoise, existentiel et intellectuel » — et en jouant le sens commun populaire contre les élites, il s’expose en effet à une volée de bois vert. Il est capable d’en prendre. […]

La Presse, 23 septembre 2007
De l’ingénierie identitaire
Daniel Lemay
« La mise à niveau de toutes les identités déboulonne la nation. » Le timing est parfait : au moment même où la Commission sur les accommodements raisonnables prend son erre d’aller - 300 personnes mercredi à Chicoutimi, fief de Gérard Bouchard -, Mathieu Bock-Côté lance La Dénationalisation tranquille, une « étude en forme d’essai » où il n’est nullement question de la privatisation de la Société des alcools… […]

Le Devoir, 21 septembre 2007
Bock-Côté, citoyen polémiste
Gérard Bouchard doit résoudre une crise qu’il a contribué à créer, dit le sociologue
Antoine Robitaille
Il y aurait un grand paradoxe avec la Commission sur les accommodements raisonnables : un de ses coprésidents, Gérard Bouchard, est appelé à résoudre une crise qu’il a, au fond, contribué à créer. C’est du moins ce que croit fermement le sociologue Mathieu Bock-Côté, jeune polémiste hyperactif — né l’année du premier référendum —, qui publie cette semaine La Dénationalisation tranquille (Boréal), un premier essai attendu. […]

Voir, 20 septembre 2007
La majorité refoulée
Elias Levy
Mathieu Bock-Côté : « Nous n’aidons certainement pas les nouveaux arrivants à rejoindre la nation québécoise en leur envoyant le signal qu’il s’agit d’une nation sans énergie, en pleine décomposition. » La nouvelle identité québécoise multiculturelle, que s’escriment à forger les hérauts de la culture politique postréférendaire, n’est qu’une entreprise de séduction politique des plus délétères, soutient le sociologue Mathieu Bock-Côté. […]

Ici, 20 septembre 2007
Coupable un peu
Pierre Thibeault
Je ne suis pas un grand fan de Mathieu Bock-Côté. Ce n’est pas le fait qu’il soit de droite qui me gêne dans son discours. C’est plutôt qu’il me rappelle d’anciennes lectures que je souhaiterais avoir oubliées. Si le chanoine est bel et bien mort et enterré, Bock-Côté constitue la preuve par neuf de la persistance de sa pensée dans l’esprit de certaines élites québécoises. Reste que je respecte le personnage. Et son plus récent ouvrage, La dénationalisation tranquille (Boréal) a le grand mérite de donner quelques coups de pied dans les fourmilières du multiculturalisme à tout crin. […]

Le Devoir, 15-16 septembre 2007
Le manque d’épaisseur de la nation civique
[Extrait de La dénationalisation tranquille, Boréal, 2007]
Disons-le encore une fois : à l’identité nationale des Québécois, on a substitué les « valeurs québécoises », censées donner un nouveau contenu à l’appartenance au Québec. On parlera donc de l’apparition d’un souverainisme multiculturel et progressiste, d’un souverainisme qui ne mobilise plus l’imaginaire national des Québécois pour avancer politiquement mais qui espère plutôt les séduire et les convaincre avec la promesse d’une nouvelle société, faite pour plaire à ceux qui croient qu’un autre monde est possible et que le moment fondateur d’un nouveau pays est une occasion privilégiée pour reconstruire radicalement les paramètres par lesquels une société parvient à s’instituer. Quoi qu’il en soit, il faut aplatir la dimension historique du projet souverainiste et lui trouver de nouvelles raisons fortes, au présent comme au futur, sans faire de l’indépendance l’aboutissement d’un parcours historique particulier, sans non plus s’accrocher à la mythologie nationaliste qu’entretiennent les acteurs sociaux un peu malgré eux en refusant quelquefois de s’extraire d’une appartenance frileuse. […]

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