Le 18 juin, Brian Myles, le président de la FPJQ, signait une tribune libre dans Le Devoir pour manifester son inquiétude devant le biais conservateur affiché de la nouvelle chaîne d’information continue que Quebecor souhaite mettre en place au Canada anglais. Au nom de l’objectivité journalistique, et d’une bonne pratique du métier, Miles invitait la « FOX News du nord » à ne pas pratiquer de « démagogie » ni un journalisme d’opinion versant dans le militantisme conservateur. Il précisait surtout : « Les télévisions ne peuvent servir de vecteurs à un seul point de vue politique, peu importe lequel. » Ce grand récit qui consacre la vocation démocratique du journalisme a aussi été reformulé récemment au moment où plusieurs représentants de la presse parlementaire reprochèrent au gouvernement Harper son contrôle de l’information dans une lettre ouverte. À lire les représentants de la presse parlementaire, il faudrait considérer les journalistes comme les « intermédiaires des citoyens », posant « les questions que les citoyens poseraient s’ils avaient le privilège de rencontrer le premier ministre ».